Un des fidèles lecteurs du blog, Philippe, m’a envoyé du Québec où il me lit, le fruit d’une dégustation qu’il a faite il y a quelques semaines. je lui ai proposé de publier ici son compte-rendu que j’ai trouvé très intéressant. C’est la première fois que j’ouvre mes colonnes à un contributeur extérieur. J’attends d’avoir vos avis pour savoir si je renouvellerai l’expérience. En attendant, voici la dégustation de Philippe :
Tenez, pour alimenter votre réflexion sur le Champagne, voici le résultat de mes dernières dégustations.
Le 3 août dernier, j’ai ouvert une cuvée William Deutz 1990; j’avais cette bouteille depuis 5 ans.
Le résultat était superbe! Évidemment, des notes confites de pommes et de fruits rouge mais tout en douceur.
Même, qu’il demeurait certains éléments de jeunesse dans le fruit. Aussi, bien sûr, le brioché toasté demeurait toujours agréable, sans trop faire dans le caramélisé; bref un champagne d’exception qui a admirablement bien vieilli. Ceux qui possèdent encore de cette cuvée peuvent le garder encore 5 ans au moins, vu que je pense qu’il va tenir la route sans cependant s’apprécier.
Ouvert lundi il y a deux semaines pour des amis de passage une bouteille de Bruno Paillard 1996 Et là , oh non..! Très acide en train de tourner vers l’oxydation bref, imbuvable!
Je l’ai retourné au monopole d’état et ai eu 2 Pommard clos blanc 1er cru 2005; miam…
C’était la deuxième de Bruno Paillard 1996 que je retournais en 3 mois et j’ai pensé que la dernière qui me restait est aussi affectée, ce qui s’est avéré après l’avoir ouverte le samedi suivant quoique dans une moindre mesure.
Mais personnellement je pense qu’il y des problèmes avec le BP 1996; dans mes dégustations antérieures vers 2006-07 ce champagne était capricieux et souvent dur sur le coup. rarement le préféré de mes convives..
J’ai l’impression qu’il a peut-être été mal travaillé à moins que ce ne soit le millésime et l’assemblage. 1996 sont des vins très acide qui peut-être vont vieillir longtemps ou sinon s’oxyder rapidement. À preuve le Jacquesson 1996 est un vin assez dur et pas accessible au premier venu. Par contre, le Duval Leroy 1996 est toujours aussi beau. D’un autre coté peut-être que ce vin de Bruno Paillard a mal voyagé et/ou qu’il est resté trop longtemps sur les tablettes de la SAQ, parce que je sais que Paillard est une excellente maison ce qui me décevait d’autant plus..
Ah les millésimes de la champagne ces enfants terribles…
Lundi alors je l’ai remplacé par Marc Chauvet 1er cru 1998 Rilly la Montagne. Évidemment il était très bon et prêt à boire.
Un grand merci à Philippe pour cette dégustation passionnante et ses avis éclairés !










Champenoise installée à Paris, j’ai lancé mon site de vente de vente de champagne ( Plus de Bulles ). Sur ce blog, je raconte l’aventure que constitue la création d’une entreprise, de l'administratif au marketing en passant par des moments plus agréables comme le choix et la dégustation des différentes cuvées de champagne de la boutique !...
MMM… j’aime déguster l’inconnue !!!