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Mardi soir avait lieu la soirée dégustation organisée par Les Champagnes de Vignerons. Et première attraction de la soirée : le lieu. La soirée se déroulait dans un appartement de 3500 m2 sur 3 étages, situé au bord de la Seine dans le XVIe arrondissement de Paris. Et comme une photo vaut mille mots, voilà la vue incroyable que l’on pouvait avoir de la terrasse de ce triplex. Cet appartement, qui a appartenu à Alain Delon il y a quelques années, est aujourd’hui la propriété d’un homme d’affaire français, et même si je n’en ai vu qu’une partie, le lieu était tout de même très impressionnant. Il y avait même, paraît-il, une piscine au second niveau du triplex…

champagnes-de-vigneronsUne vingtaine de vignerons étaient présents pour présenter leurs cuvées, malheureusement chaque participant ne pouvait proposer à la dégustation que 3 cuvées. Un chiffre tout de même suffisant pour se faire une bonne idée des spécificités et de la personnalité de chaque domaine. J’ai entamé la dégustation avec la maison Le Brun de Neuville, dont le terroir se situe essentiellement sur la Côte des Blancs, près d’Epernay. La première cuvée servie fut la Cuvée Chradonnay Brut, un Blanc de Blancs, très droit, très fin. Elaboré avec comme base les raisins de la vendange 2005, ce champagne est parfait en apéritif et peut sans problème attendre 2-3 encore en cave. Ont suivi le Lady de N Chardonnay, un autre Blanc de Blancs et le Rosé, assemblage de 75% de Chardonnay et 25% de Pinot Noir auxquels ont été ajouté 12% de vins blancs des Riceys.

degustAprès un détour par le stand sushi, dont les makis étaient délicieux, je suis allée à la rencontre de la maison Froment-Griffon, installée à Sermiers, dans la montagne de Reims. J’ai dégusté tout d’abord le Brut Grande Réserve (55% Chardonnay, 36% Pinot Meunier et 9% de Pinot Noir), un Champagne assez rond, fruité, expressif. Mais c’est le Privilège Millésime 2004 qui m’a fait le plus effet. Construit sur une base de 70% de Chardonnay et 30% de Pinot Meunier, ce vin dégage une belle puissance, une plus grande assurance que le Brut Sans Année. Une cuvée encore pleine de fraîcheur.

C’est ensuite vers les cuvées de la maison Daniel Perrin que je me suis tournée. Une maison qui a la particularité de faire vieillir longuement ses cuvées avant de les commercialiser. Ainsi le Brut Prestige (33% de Chardonnay et 67% de Pinot Noir) est élaboré sur une base de récolte 1999/2000/2001. Même chose du côté du millésime de la maison qui met en valeur la récolte 2000, seul le Rosé (de saigné) est plus jeune, puisqu’il se base sur la vendange 2006. Chez cette maison, j’ai découvert de très belles cuvées, en pleine maturité.

Champagne-Paul-ClouetQuatrième maison dégustée ce soir là : les Champagnes de l’Auche (et son autre marque Prestige des Sacres). J’ai démarré par la cuvée Sélection, un Blanc de Noirs (85% Pinot Meunier, 15% Pinot Noir) aux arômes briochés et fruités. Puis c’est le Rosé qui a été proposé à la dégustation. Un champagne au nez un petit faible, mais où le fruit (rouge évidemment) explose en bouche.

Enfin, j’ai conclu cette dégustation par la maison Paul Clouet, installée sur le terroir de Bouzy. Le premier Champagne servie fut le Brut Grand Cru (30% Chardonnay, 70% Pinot Noir), assemblage des plus belles cuvées des vendanges 2005 et 2006. Un vin très bien équilibré, légèrement vineux, avec une belle présence qui lui permet de s’imposer lors d’un repas. J’ai également dégusté le Rosé et le Prestige (85% de Pinot Noir et 15% de Chardonnay, sur une basse 1998-1999).

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller à la rencontre des autres maisons présentes mardi soir (Beaumont des Crayères, Belin, Bereche, Berthelot, Carreau, Clérambault, Copinet, Couche, Coutier, Dehu, Fevre, René Geoffroy, Isselee, Oudardt-Ortillon et Vergnon), mais j’ai tout de même un aperçu de leur production grâce au dossier remis lors de cette soirée.

Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1992Lors de cette dégustation, j’ai pu rencontrer Patrick Lebrun, le président du Syndicat Général des Vignerons de la Champagne (SGV), avec qui j’ai échangé quelques mots, et j’ai croisé Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1992, pour la seconde fois en une semaine. Une superbe soirée, parfaitement organisée, et riche en découverte.

Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1992