Une semaine après la dégustation de 4 champagnes à 10 euros dans les pages de son cahier Economie, L’Union a fait une mise au point qui m’a fait sourire. Une mise au point que le journal a cru nécessaire suite à un afflux de lettres et de réactions. « Comme nous l’avions écrit, le champagne à moins de dix euros vendus dans les hypermarchés ou les hard-discounts n’est pas exécrables. Mais il reste évidemment moins bon qu’un champagne réalisé avec amour par un récoltant-manipulant ou par un négociant de qualité. » Une phrase qui a dû être relu et réécrite à tous les étages de la réaction pour ressembler à ça.
Si on la lit entre les lignes, on comprend que les critères de qualité d’un champagne sont essentiellement dus à son prix, à son lieu de vente (un champagne vendu chez un caviste sera bien meilleur qu’un champagne de hard-discounts). Et qu’un vigneron ou un négociant qui braderait son champagne à vil prix dans des lieux de perversion comme un supermarché, a nécessairement élaboré sa cuvée avec haine et dédain… Un discours en contradiction avec ce qui était écrit dans le dossier publié une semaine plus tôt où le journal expliquait que c’était surtout une question de trésorerie qui poussait certains producteurs à brader leur cuvée d’entrée de gamme, souvent sous une marque périphérique, aux grandes surfaces. Pas facile d’être un quotidien régional…









Champenoise installée à Paris, j’ai lancé mon site de vente de vente de champagne ( Plus de Bulles ). Sur ce blog, je raconte l’aventure que constitue la création d’une entreprise, de l'administratif au marketing en passant par des moments plus agréables comme le choix et la dégustation des différentes cuvées de champagne de la boutique !...
Chère Marie, j’ai lu en souriant votre commentaire sur mon dernier article. J’apprécie beaucoup que vous me suiviez jour par jour ( plutôt semaine par semaine) dans les pages champagne de l’Union comme j’apprécie beaucoup votre blog qui est particulièrement bien fait Pour revenir à mon petit billet d’humeur, il n’est pas là question de relecture de mon rédacteur en chef, ou autres. Cet article a pluôt été bien accueilli dans les galipes et maisons. Je suis libre de ce que j’écris, malgré que je sois comme vous le dites « dans un quotidien régional » où ma vie n’est pas si dure que cela…. En fait, c’est simplement l’idée même de la comparaison qui m’a fait réagir. Comme je l’ai écrit : » Il ne viendrait jamais à personne l’idée de comparer un Pétrus avec du bordeaux générique à trois euros. Le fait d’être une seule et même appellation et de se dénommer champagne à certes des qualités, mais également des défauts. Ces comparaisons entre petits et grands, chers et moins chers font partie des défauts du monde de la bulle champenoise ». C’est le paradoxe champenois. Bien à vous.