J’avais promis, début décembre, de compléter ma dégustation des champagnes Henri Giraud par un nouveau post. Voilà donc (2 mois plus tard…) mes impressions sur 5 autres cuvées signées de l’un des plus belles maisons d’Aÿ.
(Re)commençons avec le Code Noir, un blanc de noirs récemment distingué par le célèbre critique américain Robert Parker qui lui a attribué la note de 93/100 ! C’est un champagne puissant, servi par des Pinots Noirs et un terroir d’Aÿ exceptionnels. Le nez est délicieusement complexe, surtout si on laisse le temps au Code Noir de s’ouvrir. On découvre des notes épicées (vanille ?) et gourmandes (fruits jaunes). En bouche, servi aux alentours de 11/12°C, le Code Noir dévoile de subtiles notes boisées, acquises grâce à son élevage en fût de chêne de la forêt d’Argonne. Le champagne est soyeux, fin, et porte toujours ces notes épicées et gourmandes découvertes au nez. C’est un champagne de caractère, qui s’éloigne du champagne classique et même de certains blanc de noirs consensuels. Un champagne de repas à n’en pas douter !
Le Code Noir est décliné en version rosé, que j’ai n’ai pas dégusté mais sur lequel vous trouverez des infos ici.
L’incroyable cuvée Fût de Chêne Henri Giraud
Dernier champagne de la gamme Henri Giraud dégusté : l’incroyable cuvée Fût de Chêne. Disponible dans le millésime 1999, j’ai été subjugué. Rarement un champagne se sera rapproché du monde du vin. Puissant, intense, le nez de la cuvée Fût de Chêne est remarquable. On se délecte des notes de fruits compotés et d’agrumes confits, mariées à des arômes briochés, miellés et épicés. Complexe, le nez n’est qu’une introduction à une bouche plus fantastique encore. Fraîche, minérale, boisée, ample, les mots manquent pour décrire la cuvée Fût de Chêne 1999. Ce vin offre une texture soyeuse et grasse impressionnante, portée par une vinosité présente sans être agressive. La finale est d’une grande longueur, et laisse des arômes de réglisse et de cannelle.
Un superbe coteau et un ratafia
La maison de Champagne Henri Giraud propose également dans sa gamme un coteau champenois blanc et un ratafia. Je n’ai dégusté que le premier, qui est un vin blanc qui rappelle certains blancs de Bourgogne, avec une bouche vive, qui dévoile des notes minérales et boisées, une touche fumée. Un coteau très intéressant, pénalisé à mon avis par un prix élevé.
Le sens du packaging
Dernière chose à noter chez la maison Henri Giraud, un sens du packaging bien plus développé que chez beaucoup d’autres maisons. L’habillage est particulièrement soigné, mais surtout, la maison possède une bouteille à la forme unique qui est utilisée pour les cuvées haut de gamme de la maison (Code Noir, Fût de Chêne et Coteau Champenois). Une bouteille qui s’identifie au premier coup d’œil et qui donne une personnalité à la marque. Même chose, du côté des étuis, et principalement pour les étuis des 2 cuvées Code Noir, des étuis en mousse, unique en Champagne à ma connaissance et qui positionne clairement ces 2 cuvées. Enfin, dernière illustration du sens marketing de la maison installée à Aÿ : le ratafia. Là encore c’est une bouteille originale et un packaging très travaillé qui habille ce vin, de quoi se démarquer et positionner son produit. Comme toujours, on aimera… ou pas. Moi j’aime beaucoup !








Champenoise installée à Paris, j’ai lancé mon site de vente de vente de champagne ( Plus de Bulles ). Sur ce blog, je raconte l’aventure que constitue la création d’une entreprise, de l'administratif au marketing en passant par des moments plus agréables comme le choix et la dégustation des différentes cuvées de champagne de la boutique !...