Frédéric Rouzaud, qui dirige la maison Roederer, nous a ensuite invité à le suivre dans l’hôtel particulier de la maison situé à quelques rues des celliers.
Dans ce lieu magnifique, habillé de dorures et de boiseries, nous sommes accueilli par une flûte de Brut Premier Roederer, rapidement suivi d’un Cristal 2004, un millésime qui devrait être disponible en octobre. Enfin le voilà ce vin mythique, ce vin dont le seul nom impressionne et fait rêver. Une cuvée créée spécialement pour le Tsar de Russie à la fin du XIXe siècle et dont le style inimitable a traversé les années, fidèle à ses convictions et ses prétentions.
La première gorgée de Cristal Roederer
Je dois bien avouer que j’ai eu une petite appréhension avant la première gorgée. Déguster pour la première un tel monument est un moment rare, les cuvées de cet acabit, de cet dimension, ne sont pas si nombreuses. Après cet apéritif remarquable, nous avons été convié dans la salle à manger, pour un repas concocté par Jacky Louazé, le jeune chef du restaurant rémois Le Foch, une table distinguée d’un macaron au guide Michelin. Ainsi le Cristal 2004 fut accompagné d’amuse-bouches que j’ai trouvé très réussis à l’exception du dernier :
-      Marennes d’Oléron, Cresson et Crème Foutée à l’Echalote
-Â Â Â Â Â Â Maki de Thon, Sauce Soja
-      Homard Bleu, Vinaigrette à l’Orange
-      Opéra de Foie Gras aux Fruits des Mendiants
-      Feuilleté au Parmesan
La ronde des millésimes de Cristal Roederer
C’est un Cristal millésime 2002 qui a ensuite accompagné les Cannelloni de Tourteau, Menthe et Pamplemousse, Caviar d’Aquitaine, un plat tout bonnement fantastique, où les saveurs et les textures se mariaient divinement bien. Faut-il également préciser que l’association avec le Cristal Roederer 2002 fonctionnait également parfaitement. Les notes iodées du caviar ont pris tout leur sens à la rencontre de ce vin prestigieux. Même réussite avec le Tartare de Bœuf aux Huitres qui était escorté par un Cristal 1996. Un Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1996, dont la maison Roederer est propriétaire, était également de la partie.
Des mariages de saveurs étonnants
Ensuite une double surprise nous attendait avec un Cristal rosé 1988, une pure merveille, une couleur magnifique, et un Roederer Rosé millésime 1989, tout aussi agréable, mais plus aérien, plus léger. Deux cuvées qui ont mis une touche de féminité à un repas qui s’est conclu avec un Cylindre au Chocolat de Tanzanie, Crème Glacée à la Truffe (le goût de truffe était à la fois présent et subtil, étonnant !), suivi d’une Crème Chocolat, Mousse Carambar et Glace Caramel.
En relisant tout cela, je me rends compte que ce déjeuner paraît gargantuesque, mais les portions étaient évidemment des portions de dégustation, ce qui m’a permis de goûter à cette myriade de déclinaisons de saveurs et de vins.
Une superbe journée, étourdissante, magnifique et ponctuée de belles rencontres à la fois avec les autres participants et les membres du Champagne Roederer.









Champenoise installée à Paris, j’ai lancé mon site de vente de vente de champagne ( Plus de Bulles ). Sur ce blog, je raconte l’aventure que constitue la création d’une entreprise, de l'administratif au marketing en passant par des moments plus agréables comme le choix et la dégustation des différentes cuvées de champagne de la boutique !...
Une superbe dégustation, un grand moment ! Merci de nous l’avoir fait partager…
J’ai eu la chance que le cocktail de mon mariage (l’été dernier) soit accompagné de la cuvée Cristal 2002, j’ai donc lu votre compte rendu avec beaucoup d’attention.
Mais alors au final, comment est-elle cette nouvelle cuvée Cristal ? Et par rapport au millésime 2002 ?