Neige, bulles et soleil avec Devaux

Quelle est l’influence de l’altitude sur le goût du champagne ? C’est pour tenter de répondre à cette surprenante question que la maison Devaux avait convié il y a quelques semaines quelques journalistes et bloggeurs à Courchevel. J’ai eu la chance de faire partie de cette aventure et d’être accueillie trois jours durant par Laurent Gillet, le président de cette maison installée dans l’Aube. Une maison fondée en 1846 à Epernay, par deux frères, Jules et Auguste Devaux et qui restera durant 5 générations dans les mains de la famille, et notamment entre celles de madame Augusta Devaux qui la développa énormément. Jean-Pol Auguste Devaux est le dernier représentant de la famille a présidé à la destinée de la maison. Sans hériter, il décide en 1987 de céder les champagnes Devaux à l’Union Auboise et à son président Laurent Gillet.

Autour du pinot noir

Les cuvées de la maison Devaux sont caractérisées par un assemblage basé essentiellement sur le pinot noir. Un cépage très implanté dans l’Aube et notamment dans la Côte des Bars. Et quand le chef de cave décide d’ajouter du chardonnay, celui ci vient de la Cote des Blancs, près d’Epernay. Des cuvées que je ne connaissais pas pour la plupart et que j’ai pu déguster au fil de ces trois jours ensoleillées.

Une flûte à 2800 mètres

Après une soirée consacrée à la découverte des cuvées et de l’histoire de la maison Devaux, c’est le lendemain sur les pistes, à 2800 mètres que le premier bouchon sauta. C’est la cuvée Rosé D qui fut la première à subir l’épreuve de l’altitude. Avec une pression atmosphérique moins importante que d’habitude, le champagne parait plus vif, et l’effervescence se libère plus facilement. Quelques pistes plus tard, c’est à La Bouitte, un restaurant 2 étoiles, que nous avons posé nos skis. Les chefs, René et Maxime Meilleur, le père et son fils, nous attendaient avec un menu surprise concocté pour s’accorder parfaitement avec les cuvées Devaux. Un repas entamé avec une flûte de Cuvée D (60% de pinot noir et 40 de chardonnay) et des cuisses de grenouilles. Un accord surprenant mais diablement efficace, la vivacité du Brut Devaux répondant à merveille au moelleux des cuisses de grenouille.

Des accords millimétrés

C’est un très beau millésime 2000 qui escorta ensuite un filet de lapin totalement transformé. Roulé et entouré d’une croûte de Beaufort, le lapin offrait un plat gourmand relevé par un coulis de citron rouge, un terrain de jeu idéal pour laisser le Millésime 2000 de la maison s’exprimer pleinement sur des notes rondes et riches. Une cuvée qui s’ouvre sur des arômes miellés, puis évolue sur des notes lactées et acidulées. J’ai beaucoup aimé son attaque en bouche, fraiche et légère, avec une belle trame minérale.

Un superbe repas conclut avec une flûte de Cuvée D rosé, celle que j’avais eu l’occasion de découvrir le matin même à 2800 mètres. C’est un champagne très frais et vif en bouche, un rosé élaboré pour moitié à partir de pinot noir et pour moitié à partir de chardonnay.
Après une telle dégustation, pas facile ensuite de rechausser les skis pour reprendre les pistes et traverser de nouveau les 3 Vallées pour rentrer au chalet.

A suivre…

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Article rédigé par : Marie

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