Le Blanc de Blancs par Georgia Russell

Après Marteen Baas et Piet Hein Eek, la maison Ruinart a confié la réalisation de son coffret artistique annuel à la jeune plasticienne écossaise Georgia Russell. Une réalisation toute en finesse et en légèreté, inspirée à la fois par le Grand Livre de la maison Ruinart et par ses célèbre crayères. Un œuvre loin d’être si abstraite qu’elle pourrait paraître au premier abord.

Georgia Russell en plein création pour Ruinart

Georgia Russell en plein création pour Ruinart

Pour comprendre cette œuvre de Georgia Russell il faut revenir sur son parcours artistique. Diplômée du Royal College of Art, Georgia Russell remporte un concours lui offrant une place dans une résidence d’artistes à Paris. Au cours de son séjour, l’artiste tisse un lien particulier avec les bords de Seine et ses bouquinistes chez qui elle achète régulièrement quelques livres anciens pour améliorer sa maitrise du français. Mais très vite la plasticienne transforme les livres, les découpe, les colle, les tranche pour leur offrir une nouvelle histoire. Ce hobby deviendra sa signature artistique.

Le Grand Livre, la mémoire de la maison

 

Georgia Russell et son oeuvre inspirée du Grand Livre Ruinart

G. Russell et son oeuvre inspirée du Grand Livre Ruinart

Si Georgia Russell n’a pas découpé le Grand Livre de la maison Ruinart, celui dans lequel débute l’histoire de la maison, les premières ventes, les achats de parcelles, elle s’en est fortement inspirée pour créer une œuvre monumental, une sculpture incroyable. Une sculpture hommage à la maison, et aux hommes qui ont travaillé dans ses crayères. Une oeuvre d’une précision et d’un foisonnement incroyables. Sous son scalpel, l’objet devient mouvement. La lumière joue à travers les mots qui prennent ainsi un nouveau relief.

Pour réaliser cette oeuvre, il a fallu de longues heures de travail, rythmé par un geste rapide, précis et répétitif. Un travail à la façon du travail des ouvriers Ruinart dans les profondes Crayères rémoises. Des Crayères qui vont inspirer l’écrin créé ensuite par l’artiste.

L’Ornement, entre ombre et lumière

Ruinart_BdBCollectionByGR_ornament-mdDe cette œuvre matricielle unique est née L’Ornement, un écrin destiné à sublimer le Blanc de Blancs Ruinart. Un écrin dont la blancheur rappelle celles des Crayères, ces grandes cathédrales de craie, parfois lumineuse, et tellement secrète, façonnées à la main qui permettent une maturation parfaite des vins.

Georgia Russell raconte d’ailleurs que la visite des Crayères Ruinart a été pour elle un choc émotionnel, et que c’est le souvenir de cette découverte qui a ensuite guidé tout son processus artistique de création. « Chacun de mes mouvement portait ce souvenir » dit-elle.

Ce superbe étui, édité en série très limitée, joue avec la lumière pour sublimer le flacon et laisser briller ses reflets dorés. Un coffret sophistiqué qui est en quelque sorte le prolongement artistique des caves Ruinart.

Edité en édition très limitée ce coffret se trouve difficilement sur Internet. On le trouve chez quelques cavistes réputés ou chez La Grande Epicerie à Paris. Quant à l’oeuvre de Georgia Russell, vous pourrez l’admirer sur les grandes foires d’art contemporain mondiales.

Photos David Atlan

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Article rédigé par : Marie

  1. Cet écrin est sublime…
    Je n’ai pas grand chose d’autre à ajouter.
    Ruinart a eu une excellente idée de faire appel à Georgia Russell.
    Je connais un peu le travail de cette artiste et je dois avouer que ses créations m’enchantent.
    Merci beaucoup pour cet article !
    Bonne journée.

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