Charlie se refait une beauté

La maison Charles Heidsieck entame une mue aussi courageuse qu’excitante. Elle a décidé de revoir totalement l’assemblage de ses cuvées. Un chantier ambitieux et risqué dont on peut constater aujourd’hui le résultats avec la sortie il y a quelques semaines des nouveaux Brut Réserve et Rosé Réserve. La maison a choisi de s’appuyer sur une proportion forte de vins de réserve : 40%, ce qui est je crois le maximum autorisé en Champagne. Une présence de vins ayant jusqu’à 10 ans qui donne à cette cuvée une certaine rondeur et un style unique. Les 3 principaux cépages champenois sont présents de façon égales dans l’assemblage.

De l’importance du flacon

Et si le contenu a évolue, le contenant n’est pas en reste. Le bouteille tout d’abord. On quitte la traditionnelle champenoise pour un modèle unique, comme c’est la grande tendance en ce moment dans le monde du champagne (on pense à Ruinart, Gosset et plus récemment Bollinger) pour adopter une bouteille « au col fin et au corps ventru » dixit Cécile Bonnefond, ancienne patronne de Veuve Clicquot et qui dirige désormais les maisons Charles Heidsieck et Piper-Heidsieck. Si le bleu nuit reste de mise, les équipes marketing ont revu l’étiquette et l’identité visuelle de la marque. Les créatifs se sont inspirés de vieilles calligraphies retrouvées dans les archives de la maison et représentant le nom de la marque, des calligraphies au style très sobre. Charles Heidsieck, surnommé Champagne Charlie, qui la fit connaître à travers le monde et notamment aux Etats-Unis a été remis en selle pour une campagne de communication qui joue sur le côté dandy chic. Une véritable réussite symbolisée par deux emblèmes étonnamment modernes : le monocle et la moustache !

Au prix fort

Dernier point, ce nouveau Charles Heidsieck a subi une très forte inflation, le Brut Réserve se déniche désormais autour de 40 euros quand il fallait compter 27 euros pour l’ancienne version. Une hausse de 50% qui fait perdre à cette cuvée son excellent rapport qualité/prix. De ce point de vue, Champagne Charlie rentre dans le rang.

002 for 007

Bollinger signe un magnifique coffret pour accompagner le lancement du 23e opus de la saga James Bond. Baptisé Skyfall, ce nouveau long-métrage marque le 50ème anniversaire de l’apparition de 007 sur grand écran et la 13e apparition du célèbre champagne dans une aventure de l’espion britannique. Réalisé dans l’esprit du coffret 007 Bullet, ce nouveau coffret se veut plus ludique. Reprenant la forme d’un silencieux de Walther PPK, ce coffret s’ouvre en alignant les 3 chiffres 007 et en cliquant sur le logo « gun ». Un coffret qui dévoile une bouteille de Grande Année 2002 Bollinger habillé spécialement pour l’occasion. Outre la mention James Bond 007 sur l’étiquette et le célèbre logo sur la collerette, la coiffe s’inspire de la crosse du pistolet Walther PPK, encore lui. Une millésime 2002 d’autant plus rare qu’il va prochainement laisser la place au millésime 2004 dans son édition « classique ».

Une Grande Année 2004 bien née

Une Grande Année 2004 qui s’annonce comme remarquable. La finesse du millésime 2004 rencontrant la puissance du style Bollinger, cela doit donner quelque chose de très singulier. Rappelons que l’une des caractéristiques les plus singulières de la cuvée millésimée Bollinger est son élevage en petits fûts de chêne. Des fûts ayant déjà plusieurs vendanges afin de ne pas marquer le vin par des arômes de bois trop marqués. Le vieillissement se déroule sous bouchage liège afin de protéger les vins de l’oxydation et préserver la fraicheur.

La Grande Année se classe, selon moi, sans peine parmi les plus belles cuvées millésimées de champagne et fait partie de celle qui offre une véritable expérience gustative. Gageons que ce millésime 2004 ne dérogera pas à la régle.

LVMH Tour 2012

La semaine dernière les maisons appartenant au groupe LVMH présentaient leur coffrets de fin d’année et leurs nouveautés. Dom Pérignon, Moët et Chandon, Ruinart, Veuve Clicquot et Krug rivalisaient d’audace et de fantaisie pour présenter à la presse les cadeaux à mettre au pied du sapin et/ou à déguster à la fin de l’année.

Le magnifique Joseph

Du côté de chez Krug, c’est la Grande Cuvée qui sera à l’honneur avec le Coffret Joseph (env. 200 €). Un coffret qui comprend un flacon de Grande Cuvée donc, mais aussi 2 verres en cristal signés Riedel réalisé spécialement pour la maison rémoise. Des verres dont la création nécessita une première réalisation de 15 prototypes qui furent testés lors d’une dégustation. Deux modèles furent retenus et donnèrent naissance à 13 nouveaux verres qui furent testées et jugées jusqu’à ne retenir qu’un modèle. La maison Krug décida de le baptiser Joseph, du nom du fondateur. Un superbe écrin, que l’on pourra réutiliser ensuite pour transporter une nouvelle bouteille de Krug et ses 2 très beaux verres. Cette présentation était aussi pour moi l’occasion de goûter une nouvelle fois cette cuvée mythique. Et comme à chaque fois je suis fascinée par la profondeur, l’intensité et la densité de ce champagne. La Grande Cuvée Krug est probablement le plus beau trait d’union entre le champagne et le vin.

Interpréter le style Ruinart

C’est ensuite vers l’alcôve Ruinart que je me suis tournée pour y découvrir le coffret Interprétation, dans une déclinaison Rosé. Conçu de la même manière que la version Blanc de Blancs, le coffret Interprétation Rosé Ruinart invite à une exploration olfactive des multiples facettes du Brut Rosé. Elaboré en partenariat avec les nez d’IFF, un grand nom de la parfumerie mondiale, l’Interprétation du Ruinart Rosé décline ses notes de rose damazscena, litchi, pamplemousse rose, grenade, goyave, framboise, cerise et menthe. Un coffret ludique et qui permet d’apprécier mieux peut-être le Rosé Ruinart qui est, dans la gamme des bruts, la cuvée la plus aboutie à mon sens, avec ces petites notes fruitées (cf le coffret) mais aussi acidulées et fraîches. Je trouve le Brut et le Blanc de Blancs plus en retrait.

Signé Clicquot

Direction Veuve Clicquot et l’immense bar aux couleurs de la maison installée dans la pièce principale. Le très ludique Suit Me occupait une large partie de l’espace. Et comme d’habitude chez Clicquot, le beau, le pratique et l’original se mêle pour donner naissance à un objet nouveau et audacieux. Après la très second degré Ponsardine, la maison Clicquot récidive avec talent.

Sous la housse isotherme se cache une bouteille surmontée d’un bouchon permettant de refermer la bouteille et de poursuivre la dégustation plus tard. Un bouchon dont la forme suggère un parapluie. Parfait pour transporter une bouteille avec une élégance toute britannique !

Ce moment fut aussi l’occasion de croiser Dominique Demarville, le chef de cave de la maison, et d’échanger quelques mots avec lui. J’en reparlerai lors d’un prochain post.

Tout ce qui brille…

Du côté du stand Moët et Chandon, j’ai retrouvé la traditionnelle débauche de scintillant. Deux éditions spéciales seront à l’honneur pour les fêtes. Le premier, le coffret Pointe de Diamant, est un chiller dans l’esprit des précédent Iso Box sortis par Moët les années précédentes. Tout en doré et en clinquant, c’est un parti pris esthétique qui ne m’emballe pas, tout comme les créations de la même lignée évoquaient selon moi un côté bling bling.

Le Jéroboam Or, si il reste lui aussi dans cette mouvance du doré à tout prix, a malgré tout bien plus d’allure et d’élégance. Le travail pour réalisé le fourreau de mailles dorées est plus que remarquable.

Réinterpréter et Transgresser

Un LVMH world tour conclut par le stand Dom Pérignon où l’édition limitée David Lynch avait le droit à tous les honneurs. Une œuvre qui ne laisse pas indifférent, mais qui n’emporte pas nécessairement tous les suffrages.

Personnellement j’ai eu du mal à me plonger dans l’univers et la vision singulière du cinéaste et il m’a fallu un certain temps avant d’apprécier cette création. L’utilisation et la réinterprétions des codes Dom Pérignon par David Lynch est totale, presque dérangeante, mais au final terriblement transgressive. Une édition définitivement engagée.

Ruinart, mon beau Ruinart

Ruinart poursuit sa collaboration avec le monde des arts. La maison rémoise s’est attachée les services du designer Hervé Van Der Straeten en lui proposant de créer un nouvel écrin pour son blanc de Blancs. L’homme a travaillé sur la lumière et le relief singulier de la bouteille, en cherchant à la transformer en œuvre d’art. Un travail intuitif, une création presque innée selon le créateur français qui parle d’écriture automatique quand il évoque le rafraîchissoir créer pour accueillir un flacon de 100% chardonnay. Hervé Van Der Straeten qui a été formé aux beaux-arts est connu pour son travail sur la lumière.

Un jeu de lumière

Pour Ruinart il en a fait une interprétation brillante, utilisant les miroirs et les facette du seau pour jouer avec la lumière, faire danser les images et les reflets et envelopper la bouteille de champagne d’un halo unique. Une pureté qui fait écho à la teinte limpide du Blanc de Blancs Ruinart.

Hervé Van Der Straeten a décliné son travail pour créer un repose-bouteille. Deux pièces en métal argenté ouvragées dans les ateliers de la Manufacture Christofle. Seules 50 pièces du rafraîchissoir ont été réalisées, entièrement à la main, et chacune d’elle est numérotée et signée par l’artiste, tandis que le repose-bouteille est produit en plus grande série.

Bollinger met les formes

Ce n’est pas tous les jours qu’une maison de champagne décide de changer la forme de sa bouteille phare. Bollinger vient de franchir le cap et de remiser la bouteille champenoise traditionnelle pour la remplacer par une bouteille à la forme inédite… en tous les cas au XXIe siècle. Car pour dessiner ce nouveau flacon, Bollinger s’est inspiré d’une bouteille qu’elle a extirpé de ses archives, une bouteille datant de 1846 et à la forme légèrement allongée. Un nouveau contenant, baptisé simplement Bouteille 1846 et qualifié de « petit magnum » par Bollinger et qui doit permettre au champagne de mieux exprimer encore ses caractéristiques.

Un petit magnum

Avec un col plus fin et une base plus large, cette bouteille permet un échange d’oxygène plus lent et donc une évolution plus qualitative des vins. Un phénomène que l’on constate sur le magnum et qui font de ce format le meilleur pour une belle évolution du vin. Au-delà des considérations œnologiques, il y a aussi des ambitions marketing. Peu de maisons peuvent se targuer de posséder un flaconnage identitaire sur l’ensemble de leur gamme, les plus connues étant certainement Ruinart, Deutz et Gosset. Pour chacune de ces maisons, l’arrivé d’une bouteille distinctive a permis une amélioration des ventes, mais aussi set surtout de la perception de valeur des cuvées. On le sait la bouteille est un signe distinctif fort, et si il serait terriblement réducteur d’attribuer leurs succès commerciaux à la seule forme de la bouteille, on ne peut nier qu’elle y a participé. Bollinger, dont les ventes ne connaissent pas la crise, cherche probablement par ce renouvellement à améliorer encore l’image des ses cuvées… et à termes probablement le prix de vente. Ce nouveau flacon est d’ailleurs décliné dans les quatre formats principaux : demi-bouteille, bouteille, magnum et jéroboam.

Attendre le millésime 2008


Le Special Cuvée, le champagne emblématique de la maison Bollinger, est le premier à bénéficier de ce nouveau flacon. Suivront, dans l’ordre, le Bollinger Rosé, La Grande Année et La Grande Année Rosé, Bollinger R.D. et enfin, les Vieilles Vignes Françaises. Il faudra toutefois attendre le millésime 2008 pour les 4 dernières cuvées citées, ce qui signifie qu’il faudrait attendre au moins jusqu’à 2016, voir même un peu plus. Le coteau champenois La Côte aux Enfants conserve lui son flaconnage traditionnel.

David Lynch met en scène Dom Pérignon

Le cinéaste Gavin Elder a filmé la rencontre entre David Lynch et le champagne Dom Pérignon. Après la collaboration avec Karl Lagerfeld, la célèbre maison installée à Hautvillers a invité David Lynch à réaliser sa nouvelle campagne de communication. Ce court-métrage montre le travail de préparation, la rencontre avec Richard Geoffroy, le chef de cave de la maison, ainsi que la séance de prise de vue dans un studio de Los Angeles. David Lynch a choisi de travailler sur les contrastes, le feu et la matière en mêlant flashs hypnotiques, gerbe d’étincelles, silhouette reconnaissable entre mille de la bouteille de Dom Pérignon et lasers. Voici le making of de cette belle aventure.

David Lynch x Dom Pérignon on Nowness.com.

En 2012, le champagne sera numérique

Cette année devrait être celle du numérique pour le monde du champagne. Les premiers signaux sont apparus au cours de la fin de l’année 2011 avec notamment l’arrivée sur l’iPad et l’iPhone de l’application Ruinart permettant de visiter les crayères de la maison et de découvrir la gamme. Plus récemment c’est Veuve Clicquot, qui en plus de son appli, a lancé un site communautaire. Un site dont l’objectif est de permettre le partage de photos prises par les membres durant des évènements organisés par la maison rémoise. Affichées sous forme de mur d’images, ces photos sont consultables par tous, et liées à un petit texte qui décrit l’instant vécu. Le site sera également ouvert à des artistes, des créateurs ou des grands chefs qui apporteront une contribution singulière pour illustrer leur relation à la marque Veuve Clicquot. Une belle réalisation, futile, mais terriblement dans l’air du temps.

Le magazine Bollinger

Autre initiative de qualité : la mise en ligne d’un magazine électronique par la maison Bollinger. Entièrement consacré à la marque, son histoire, son patrimoine et ses cuvées, le journal est très agréable à consulter, élégant et raffiné. Je lui ferai simplement deux petits reproches : les articles sont un peu court, et en étant centré que sur la maison Bollinger, le magazine risque de devenir lassant. D’ailleurs on sent bien que si les articles ne s’éternisent pas, c’est aussi pour ne pas épuiser tous les sujets trop vite. A mon avis il gagnerait à s’ouvrir un peu aux univers jouxtant le champagne.
Enfin, la maison Mumm, disponible depuis peu sur Plus de Bulles, a lancé une application pour smartphones. Plus classique sur la forme et sur le fond, elle distille des conseils de service et de dégustation et décrit l’élaboration des vins de la maison, avec comme guide le Chef de Cave de la maison, Didier Mariotti. Un peu à la manière de ce que fait Pommery, un scan de l’étiquette d’une bouteille de Mumm ou du QR Code présent sur une pub donne accès à une vidéo de présentation de la cuvée en question.

La communication numérique

Autant d’initiatives qui soulignent la place de plus en plus importante prise par le numérique dans la communication des maisons de champagne. Elles ont bien compris que les consommateurs se tournaient de plus en plus vers le web pour découvrir des cuvées, prendre des informations, recueillir des avis, avant d’acheter en grande surface, chez un caviste ou sur Internet. Les applications pour tablette devraient se multiplier dans les mois à venir, et le web sous ses diverses formes devenir un support de communication majeur, même si la France fait toujours un peu office de mauvais élève avec sa fameuse loi Evin qui bride très sensiblement les possibilités et la créativité.

Goodies

Pas beaucoup le temps de blogguer ces derniers temps. C’est qu’être en vacances prend un temps fou ! Plus sérieusement, je suis très occupée par plusieurs projets et notamment par une collaboration avec Le Figaro pour leur guide des vins baptisé L’Avis du Vin. Je m’occupe de la partie consacrée au champagne bien entendu et cela me prend un énormément d’énergie. Près de 400 fiches et une soixantaine de textes sur les maisons à rédiger ! Parallèlement à ce gros travail, j’ai référencé de nouveaux vignerons sur le site : Françoise Bedel et Fabrice Pouillon, mais j’aurai l’occasion de leur consacrer un post plus approfondi pour les présenter. Enfin, je travaille aussi sur quelques aménagements graphiques pour Plus de Bulles qui devraient être en place en septembre. Par ailleurs, le site fonctionne très bien en ce moment, nous avons presque 3 fois plus de commandes que l’année dernière à la même période ! Un CA en forte hausse, mais aussi beaucoup de colis à préparer et à suivre.

Les lunettes Moët

Cela ne m’empêche pas malgré tout de garder un œil sur l’univers du champagne et de tomber sur deux curiosités signées LVMH. La première est l’oeuvre de Moët & Chandon. Il s’agit de lunettes de soleil créées en collaboration avec Mosley Tribes et baptisée « Rosé ». L’accessoire de mode est offert aux invités du Rosé Lounge, un bar itinérant où l’on peut déguster le Brut Rosé Moët & Chandon. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la cuvée se nomme Nectar Impérial Rosé outre-Atlantique. Je me demande d’ailleurs si il s’agit strictement de la même cuvée que celle vendue en France ? Existe-t-il une différence de dosage ou même d’origine (produit aux Etats-Unis ?). Le Rosé Lounge a été inauguré à Washington en juin dernier et se déplace ensuite tout l’été de ville en ville avec notamment un passage par New York, Atlanta, Miami et Chicago.

La pétanque Clicquot

Autre maison appartenant au groupe de luxe français : Veuve Clicquot. La maison rémoise a organisé, là aussi aux Etats-Unis, un concours pour gagner un jeu de pétanque aux couleurs de la maison. Je trouve le kit très élégant, mais on dirait que les boules ne sont pas en métal, mais plutôt dans une matière plus souple… Je ne suis pas certaine que le kit soit homologué pour les mondiaux de pétanque de Marseille. C’est pas Perrier-Jouët qui aurait fait ça (rapport au fait que Perrier-Jouët appartient au groupe Ricard… vous aviez suivi hein ?).

Bref deux goodies signés de grandes maisons et qui ont la particularité d’être distribué sur le territoire américain. Sans allez chercher bien loin, on peut être certain qu’en France la loi Evin interdirait ce genre d’initiatives… Dommage.

Résille et latex pour Piper-Heidsieck

Piper-Heidsieck s’est une nouvelle fois attachée les services de Jean-Paul Gaultier pour imaginer une nouvelle habillage événement. Comme à son habitude, le créateur manie et mêle admirablement provocation et élégance. Présentée à Cannes, et inspiré du la mode du French Cancan, cette bouteille de champagne Brut Piper-Heidsieck est habillée de résille et de latex. Sur le corps de la bouteille, le nom du créateur apparaît en relief, et un peu plus haut c’est un loup, qui vient souligner la dimension « coquine » de cet habillage presque sulfureux. Le seau à champagne qui accompagne cette cuvée, reprend l’idée de la résille, tandis que un verre noir, plus proche du verre à vin que de la flûte, qui accompagne l’ensemble. Un choix osé quand on sait que la dégustation d’un vin ou d’un champagne débute toujours par l’observation de la robe. C’est la seconde collaboration de la maison de champagne avec Jean-Paul Gaultier qui avait réalisé en 1999 un corset de sky rouge qui est resté dans beaucoup de mémoire comme l’un des habillages les plus audacieux. Après le Rituel Chrisitian Louboutin, Piper-Heidsieck s’installe un peu plus dans le monde de la mode.

Le bel hommage de Taittinger

Cette année la cathédrale de Reims va souffler ses 800 bougies ! Et pour marquer le coup, la maison de champagne Taittinger a décidé de lancer deux coffrets édités en série limitée. Le premier, édité à 800 exemplaires, contient une bouteille de Comtes de Champagne 2000. Ce coffret a été dessiné par l’artiste plasticien Emmanuel Régent. Il sera disponible chez les meilleurs cavistes pour environ 150 euros. L’autre coffret est totalement exceptionnel. Il s’agit de 80 coffrets taillés dans des pierres venant de la Cathédrale de Reims. Rassurez-vous, ces pierres proviennent d’éboulis ou de déchets non taillables. Ces coffrets adopteront une forme d’ogive pour rappeler les voûtes gothiques de la magnifique cathédrale de Reims. Ce coffret sera couvert d’un verre dessiné par Emmanuel Régent et abritera là encore une bouteille de Comtes de Champagne 2000. Soixante-dix de ces coffrets seront vendus dans diverses salles d’enchères à travers le monde, et les bénéfices de ces ventes seront affectés à la rénovation du statuaire de la Cathédrale. Les dix derniers coffrets seront conservés par la maison Taittinger.
Une superbe idée de la part de la maison Taittinger, l’une des dernières maisons familiale de Champagne (privilège partagé notamment avec Pol Roger ou Roderer), et surtout un très bel hommage à la cathédrale de Reims, un lieu qui a vu passer tous les rois de France lors de leur couronnement.