La semaine dernière les maisons appartenant au groupe LVMH présentaient leur coffrets de fin d’année et leurs nouveautés. Dom Pérignon, Moët et Chandon, Ruinart, Veuve Clicquot et Krug rivalisaient d’audace et de fantaisie pour présenter à la presse les cadeaux à mettre au pied du sapin et/ou à déguster à la fin de l’année.
Le magnifique Joseph
Du côté de chez Krug, c’est la Grande Cuvée qui sera à l’honneur avec le Coffret Joseph (env. 200 €). Un coffret qui comprend un flacon de Grande Cuvée donc, mais aussi 2 verres en cristal signés Riedel réalisé spécialement pour la maison rémoise. Des verres dont la création nécessita une première réalisation de 15 prototypes qui furent testés lors d’une dégustation. Deux modèles furent retenus et donnèrent naissance à 13 nouveaux verres qui furent testées et jugées jusqu’à ne retenir qu’un modèle. La maison Krug décida de le baptiser Joseph, du nom du fondateur. Un superbe écrin, que l’on pourra réutiliser ensuite pour transporter une nouvelle bouteille de Krug et ses 2 très beaux verres. Cette présentation était aussi pour moi l’occasion de goûter une nouvelle fois cette cuvée mythique. Et comme à chaque fois je suis fascinée par la profondeur, l’intensité et la densité de ce champagne. La Grande Cuvée Krug est probablement le plus beau trait d’union entre le champagne et le vin.
Interpréter le style Ruinart
C’est ensuite vers l’alcôve Ruinart que je me suis tournée pour y découvrir le coffret Interprétation, dans une déclinaison Rosé. Conçu de la même manière que la version Blanc de Blancs, le coffret Interprétation Rosé Ruinart invite à une exploration olfactive des multiples facettes du Brut Rosé. Elaboré en partenariat avec les nez d’IFF, un grand nom de la parfumerie mondiale, l’Interprétation du Ruinart Rosé décline ses notes de rose damazscena, litchi, pamplemousse rose, grenade, goyave, framboise, cerise et menthe. Un coffret ludique et qui permet d’apprécier mieux peut-être le Rosé Ruinart qui est, dans la gamme des bruts, la cuvée la plus aboutie à mon sens, avec ces petites notes fruitées (cf le coffret) mais aussi acidulées et fraîches. Je trouve le Brut et le Blanc de Blancs plus en retrait.
Signé Clicquot
Direction Veuve Clicquot et l’immense bar aux couleurs de la maison installée dans la pièce principale. Le très ludique Suit Me occupait une large partie de l’espace. Et comme d’habitude chez Clicquot, le beau, le pratique et l’original se mêle pour donner naissance à un objet nouveau et audacieux. Après la très second degré Ponsardine, la maison Clicquot récidive avec talent.
Sous la housse isotherme se cache une bouteille surmontée d’un bouchon permettant de refermer la bouteille et de poursuivre la dégustation plus tard. Un bouchon dont la forme suggère un parapluie. Parfait pour transporter une bouteille avec une élégance toute britannique !
Ce moment fut aussi l’occasion de croiser Dominique Demarville, le chef de cave de la maison, et d’échanger quelques mots avec lui. J’en reparlerai lors d’un prochain post.
Tout ce qui brille…
Du côté du stand Moët et Chandon, j’ai retrouvé la traditionnelle débauche de scintillant. Deux éditions spéciales seront à l’honneur pour les fêtes. Le premier, le coffret Pointe de Diamant, est un chiller dans l’esprit des précédent Iso Box sortis par Moët les années précédentes. Tout en doré et en clinquant, c’est un parti pris esthétique qui ne m’emballe pas, tout comme les créations de la même lignée évoquaient selon moi un côté bling bling.
Le Jéroboam Or, si il reste lui aussi dans cette mouvance du doré à tout prix, a malgré tout bien plus d’allure et d’élégance. Le travail pour réalisé le fourreau de mailles dorées est plus que remarquable.
Réinterpréter et Transgresser
Un LVMH world tour conclut par le stand Dom Pérignon où l’édition limitée David Lynch avait le droit à tous les honneurs. Une œuvre qui ne laisse pas indifférent, mais qui n’emporte pas nécessairement tous les suffrages.
Personnellement j’ai eu du mal à me plonger dans l’univers et la vision singulière du cinéaste et il m’a fallu un certain temps avant d’apprécier cette création. L’utilisation et la réinterprétions des codes Dom Pérignon par David Lynch est totale, presque dérangeante, mais au final terriblement transgressive. Une édition définitivement engagée.
Pas beaucoup le temps de blogguer ces derniers temps. C’est qu’être en vacances prend un temps fou ! Plus sérieusement, je suis très occupée par plusieurs projets et notamment par une collaboration avec Le Figaro pour leur guide des vins baptisé
Cela ne m’empêche pas malgré tout de garder un œil sur l’univers du champagne et de tomber sur deux curiosités signées LVMH. La première est l’oeuvre de Moët & Chandon. Il s’agit de lunettes de soleil créées en collaboration avec Mosley Tribes et baptisée « Rosé ». L’accessoire de mode est offert aux invités du Rosé Lounge, un bar itinérant où l’on peut déguster le Brut Rosé Moët & Chandon. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la cuvée se nomme Nectar Impérial Rosé outre-Atlantique. Je me demande d’ailleurs si il s’agit strictement de la même cuvée que celle vendue en France ? Existe-t-il une différence de dosage ou même d’origine (produit aux Etats-Unis ?). Le Rosé Lounge a été inauguré à Washington en juin dernier et se déplace ensuite tout l’été de ville en ville avec notamment un passage par New York, Atlanta, Miami et Chicago.
Autre maison appartenant au groupe de luxe français :
Moët & Chandon, comme d’autres maisons de champagne, a lancé depuis quelques années une grande opération séduction en direction de la Chine et de son gros milliard d’habitants (enfin surtout vers les quelques millions capables de s’offrir une bouteille de champagne). La filiale de LVMH vient toutefois de passer à la vitesse supérieure en annonçant l’implantation d’une unité de production de vin effervescent dans le nord-ouest de la Chine. Soixante-six hectares de vignes vont être plantés et travaillées par la maison qui s’est associée pour l’occasion (et parce que c’est aussi le sésame pour obtenir une autorisation) avec l’entreprise publique Ningxia Nongken, société de développement agricole de la région autonome de Ningxia Hui (nord-ouest). Sur place sera élaboré selon la méthode champenoise un vin pétillant. Les chais seront l’unique propriété de Moët & Chandon, ce qui garantit une certaine préservation du savoir-faire maison. Le vin sera ensuite commercialisé dans le pays sous la marque Chandon.
Cette stratégie a déjà été éprouvée en Argentine, en Australie et en Californie où LVMH produit également des vins effervescent vendus sous cette marque. L’idée remonte aux années 1950, quand Robert Jean de Vogüé, le dirigeant de Moët & Chandon créé la marque Chandon avec l’intention de profiter des terroirs et des climats proches de ceux de la Champagne et du savoir-faire maison, pour élaborer un vin pétillant haut de gamme. Si il ne peut jouir de l’appellation champagne, la notoriété de la marque (Moët &) Chandon compense largement. Une stratégie extrêmement maline car elle permet à la fois à la maison d’échapper à l’appellation et à tout ce que cela peut entrainer en termes de limitation de production (la quantité de raisin disponible pour produire du champagne n’est pas infinie), et de coût puisque le raisin de Champagne est l’un des plus cher au monde, à près de 5€ le kilo. Cela permet aussi à la maison d’échapper aux taxes locales sur l’importation de vin et d’alcool. J’ai rarement eu l’occasion de goûter ces effervescents élaborés par des maisons de champagne, mais il semblerait que la qualité soit au rendez-vous d’après ce que je me suis laissé dire… Quoi qu’il en soit, le résultat commercial est au rendez-vous et cette stratégie a depuis longtemps été copiée par les maisons
On poursuit avec la maison 

Alors que les ventes explosent littéralement sur le site, au-delà de ce que nous avions envisagé et même souhaité, je profite d’une petite pause entre deux cartons pour présenter Trois coffrets lancés à l’occasion des fêtes de fin d’année.
L’autre coffret du moment est le coffret dont Mumm a habillé son Cordon Rouge, (son millésime 2002 et son brut rosé aussi) là encore exclusivement pour les fêtes. Il s’agit d’un coffret en carton extrêmement bien réalisé et qui offre une sensation de haut de gamme et de qualité.Un coffret blanc et rouge rehaussé d’un lien en métal doré très élégant et lorsqu’on l’ouvre on peut admirer la bouteille entouré d’un nuage de bulles rouges scintillante, une des signature de la marque que l’on retrouve dans leur publicité.Un coffret très réussi, qui n’est vendu uniquement en grande et moyenne surface. Une belle idée de la part de Mumm, son coffret se démarque dans les linéaires, et le prix ne change pas.
Noël arrive et les maisons de champagne présentent les unes après les autres leurs coffrets pour de fin d’année. Ce traditionnel exercice se limite souvent à lancer un pack comprenant une bouteille et quelques flûtes… mais certaines maisons font preuve d’originalité… avec plus ou moins de réussite. Voici un petit passage en revue, non exhaustif, de ce qui vous attends en décembre…
Du côté de la maison Louis Roederer, on la joue plus sobre, avec une série spéciale, baptisée Graphic, de 3 étuis qui habillent le Brut Premier, des étuis disponibles chez Plus de Bulles. Cette série s’inspire des codes graphiques mis en place avec la récente campagne de communication de la maison, et sont, à mon avis, plutôt réussis, même si cela reste plutôt classique comme idée de coffret de fin d’année. Par contre, point de surcoût, ces étuis sont vendus au même prix que la cuvée Brut Premier Louis Roederer avec son étui traditionnel l’est habituellement, c’est-à-dire environ 32,50 € (en tous les cas sur Plus de Bulles !). A noter qu’il existe aussi un coffret regroupant les 3 déclinaisons de cet étui Graphic.
Chez
Enfin chez Pol Roger et Ruinart, là non plus l’originalité n’est pas de mise puisque ce sont deux coffrets comprenant une bouteille et des flûtes (4 chez Pol Roger et 2 chez Ruinart) que l’on retrouvera sous le sapin. Le coffret signé Pol Roger a toutefois le mérite de permettre aux clients de choisir entre une bouteille de Brut Réserve ou une bouteille de Pure, un extra brut récemment lancé par la maison sparnatienne. Ce coffret est commercialisé entre 60 et 70 € en fonction de la cuvée choisie. Chez Ruinart, même classicisme, mais toujours avec la touche élégante et smart de la maison, c’est donc un coffret cartonné marron (à l’image des coffrets Trio) qui contient une bouteille de R de Ruinart et des flûtes dessinées pour la dégustation.
Enfin mention spéciale (comme d’habitude…) à la maison Veuve Clicquot et à son tout nouveau
Dessinée en 1963 par Verner Panton, le Bar Boy est un des plus célèbres objets de design du 20e siècle. Il a marqué toute une génération par la rondeur de ses lignes, ses formes géométrique et ses roulettes. Près d’un demi-siècle plus tard, Moët & Chandon réédite le Bar Boy dans une version haut de gamme (et garnie !), avec un revêtement laqué et un intérieur tout en cuir. Loin des créations un peu clinquantes de ces dernières années (
Comme l’
A la 86e place se classe la famille Rouzaud, propriétaire des
Toujours à l’affût de la tendance,