Plus de Bulles fait sa conférence

Plus de Bulles organisait hier soir sa première conférence de presse ! Un événement mis en place conjointement avec Absoluty Gourmand, le site avec lequel nous collaborons pour notre service de livraison à Paris et en région parisienne. Un service qui va d’ailleurs très prochainement être amélioré puisque nous allons nous engager à livrer dans l’heure (contre 2 heures actuellement). Une conférence qui fut l’occasion de présenter ce service de livraison express à la presse et surtout de faire goûter champagnes et entremets.

6 cuvées livrées en deux heures

Chez Plus de Bulles, nous avons choisi de mettre en avant 6 cuvées : le Grand Cru et le Grand Cru Rosé Janisson & Fils, le Brut Nature Les Murgiers des champagnes Francis Boulard, le Millésime 2000 de la maison Gardet, le Blanc de Blancs signé Diebolt-Vallois et enfin le Vintage 2002 Dom Pérignon. Une sélection large, reflétant déjà de façon intéressante la richesse et la diversité du terroir champenois. Du côté d’Absoluty Gourmand, c’est une très large partie de la gamme H+2 qui était dévoilée à la presse avec 3 entremets salés et 9 entremets sucrés. Des accords qui résonnaient extrêmement bien entre eux et qui laissaient entrevoir le potentiel, parfois injustement négligé du champagne comme vin à vocation gastronomique et non seulement comme une boisson d’apéritif. Nous avons reçu la visite de nombreux journalistes qui ont pu mesurer la qualité des cuvées proposées par Plus de Bulles. Personnellement mes deux coups de cœur de la soirée sont allés à la cuvée Les Murgiers Nature de Francis Boulard, un blanc de noirs sans dosage que j’avais déjà dégusté une fois, mais cette fois m’a véritablement saisi. Puissant, profond, gourmand, et fin à la fois, j’ai été littéralement subjuguée par ce champagne. Accompagné d’une mousse d’asperge, la cuvée m’a véritablement sonné !

Des beaux accords

L’autre coup de cœur est allé au Grand Cru Rosé Janisson dont la résonnance avec la Framboisine d’Absoluty était juste parfaite ! La touche acidulée de ce champagne percutait parfaitement avec le sucré de la mousse. Le Millésime 2000 Gardet a rencontré un beau succès également. Il faut dire que son vineux et sa puissance en font un vin taillé pour la gastronomie. Une belle soirée, qui devrait être suivie d’autres dans les prochains mois, et qui devrait offrir un petit peu plus de visibilité à Plus de Bulles !

Récompensée par Gault & Millau !

Dans son numéro de septembre/octobre le magazine Gault & Millau s’est livré à un petit comparatif des cavistes en ligne, et Plus de Bulles est ressorti 1er de ce classement. L’article souligne la rapidité de notre livraison et la qualité de l’offre : « Depuis 4 ans, le site s’est étoffé de 22 grandes marques incontournables dont toute la gamme est programmée et de vignerons cotés comme Francis Boulard et Diebolt-Vallois à Cramant, une exclusivité. (…) C’est le service de livraison le plus compétitif de notre test ».

Le champagne le moins cher

Ensuite le journal établit un tableau dans lequel il compare les prestations de 1855, Wineandco, Vin Malin, et quelques autres ténors du secteur pour l’achat d’une bouteille de champagne premier prix. Et là encore Plus de Bulles ressort avec les honneurs : « La vraie découverte, bon, rapide, et le moins cher ». Et pour cause, nous avons livré le plus rapidement du comparatif (48h), à égalité avec WineandCo, et surtout pour des frais de port les moins élevés du panel : 5,99 euros. Au final nous sommes les moins cher, et de loin puisque la bouteille a couté, livrée, 20,94 euros à Gault & Millau, tandis que le second facture sa prestation 26,70 euros. Et pour finir, les dégustateurs ont évalué chacun des champagnes premiers prix, et là encore Plus de Bulles se distingue puisque la cuvée Veuve Reuther (14,95 euros) se classe première, à égalité avec le champagne Jean Diot Sélection Brut (23,50 euros la bouteille chez Chateauonline), et le Brut Majeur Ayala (23,99 euros chez Vin Malin), le plus cher de la sélection.

La Veuve Reuther en exclusivité

Pour finir, je ne peux m’empêcher de glisser une dernière citation de l’article : « Il faut saluer la prestation du site Plus-de-Bulles qui, malgré un design un peu vieillot (bon, la journaliste, Marise Sargis, ne pouvait pas être parfaite non plus ☺ ), sort du lot sur tous les critères : bon, rapide et le moins cher ».
Le pdf de l’article en totalité est téléchargeable ici.

Le nouveau classement de 60 millions

60 millionsComme chaque année à la même époque, 60 millions de Consommateurs consacre un article au champagne. L’année dernière j’avais évoqué le classement de ce magazine et de son concurrent Que Choisir, et stigmatiser l’effet ventre mou de ces classements qui finalement ne distinguaient pas grand monde. Un article qui m’a valu quelques retours musclés… Rebelote cette année, dans son numéro de Décembre 2010, le mensuel dédié à la défense des consommateurs déguste 18 cuvées de champagne et 20 bouteilles de Crémant. Les résultats, comme l’année dernière, mais pour d’autres raisons, sont relativement étonnants.

Moët & Chandon en tête

Arrive en tête le Brut Impérial Moët & Chandon, avec la note de 15/20. Un résultat qui ne manquera pas d’étonner les amateurs de champagne chez qui généralement le Brut Impérial n’a pas une cote incroyable. Ils considèrent plutôt ce champagne comme une cuvée de très grande consommation produite en masse. Avis que je ne partage qu’à moitié depuis ce fameux magnum ouvert un soir d’octobre 2009. 60 millions de consommateurs parle d’un champagne gourmand au nez de fruits jaunes et de pain de mie, la bouche est nette et minérale.
Le Brut Impérial est suivi par trois cuvées : la cuvée Demoiselle de la maison Vranken, le Brut Laurent-Perrier, et le Carte Jaune Veuve Clicquot, tous trois notés 14,5/20. Un sacré embouteillage sur la seconde marche du podium ! Le Brut Laurent-Perrier est salué pour son aspect vineux et fruité, le Demoiselle Vranken pour son aspect consensuel et le Clicquot pour son équilibre.

Ruinart : une finale pâteuse, un champagne un peu court

Sans passer en revue le reste du classement, on notera quelque surprises comme la bonne note du Brut Nicolas Feuillatte (14/20), ou la claque infligée à Ruinart avec le Brut R de Ruinart qui récolte un maigre 11,5/20 et la palme du plus mauvais rapport qualité/prix. Le mensuel évoque un champagne au nez fin, à l’attaque franche mais surtout à la « finale pâteuse sans élégance. Un champagne un peu court ». Autre désaveux : Piper-Heidseick dont le Brut obtient un petit 10,5/20Nez faible avec une légère oxydation. Bouche maigre, manque de vivacité et de longueur. Un champagne maigrichon »). Bon dernier, le champagne Brut Charles de Cazanove reçoit un cinglant 7,5/20un nez grossier de pomme blette révélant une oxydation assorti d’une attaque agressive, d’un goût de réduit et d’un dosage excessif »… n’en jetez plus !).

L’effet millésime ?

60 millions de consommateurs se rend compte des variations étonnantes de son classement d’une année sur l’autre, en citant le vainqueur de cette année, le Brut Impérial Moët & Chandon, qui avait reçu un très faible 9/20 il y a un an. Ce grand écart, se justifierait par la qualité de la vendange. « A croise que le millésime influence aussi les bruts sans année, à moins que ce ne soit le stockage qui entraine des taux de défectuosité importants » tente le journal. Si l’effet millésime, malgré un assemblage qui intègre des vins de réserve de façon plus ou moins importante selon les maisons, a un impact sur la qualité de la cuvée et qu’il convient de la prendre en compte, je m’étonne que le mauvais stockage, plus probablement le fait du détaillant que de la maison, soit également pris en compte pour juger un champagne…

Pierre Gagnaire à l’honneur

GagnaireDans son numéro de décembre, le mensuel Elle à Table met le Chef Pierre Gagnaire à l’honneur. Celui-ci est entrainé dans les rayons d’un supermarché dans un défi qui consiste à faire ses courses comme monsieur ou madame Toutlemonde et à réaliser ensuite un menu bien loin de celui de la ménagère lambda.
Si l’article n’évoque pas Patrick Borras, le Chef-Sommelier de Pierre Gagnaire et de Plus de Bulles, j’ai néanmoins retrouvé à travers les textes les méthodes de travail et le souci du détail dont se fait l’écho Patrick lorsqu’il parle du chef multi-étoilé. On retrouve cet amour des ingrédients simples, des choses du quotidien, et aussi cette incroyable inventivité qui est la marque de fabrique du chef français. En une dizaine d’années auprès de Pierre Gagnaire, Patrick Borras m’a raconté n’avoir jamais vu deux fois la même recette, deux fois les mêmes mécanismes de créativité. Pierre Gagnaire incarne certainement ce qui se fait de mieux en termes d’imagination culinaire.

89€ et 9 recettes

Pour Elle à Table, le chef a fait les courses dans un supermarché Auchan de banlieue parisienne, pour un montant total de 89,01 €. A partir de son caddie, il a réalisé un Coleslaw de chou rouge, un duxelles de champignons et moules, des spaghettis aux langoustines, une morue et bottes de pâtes, un fumet de langoustine, une salade de patates douces, veau et roquette, et un veau accompagné d’une poêlée d’endives et d’un beurre de chou rouge. Pour les dessert le Chef avait concocté une compote et son riz au lait et un curieux mariage entre figues et pastilles Vichy. Une alliance surprenante entre classiques et innovations, une réinvention de tous les instants et une magie de la création toujours aussi captivante.

Le champagne rosé à l’honneur

Des recettes à découvrir ce mois-ci dans Elle à Table qui consacre également quelques pages au champagne rosé. La sélection est relativement classique, mais plutôt bien faite. On retrouve notamment le Brut Rosé Bollinger, le Vintage Rosé 2004 Veuve Clicquot, le Brut Rosé Billecart-Salmon ou encore Rosé 2002 Pol Roger.

Le Point, Jacques Dupont et le Champagne

Le-point-special-ChampagneJe l’avais pourtant guetté ce fameux numéro. Mais j’ai tout de même réussi à passer à côté. Comme chaque mois de décembre, j’attendais le dossier Champagne du Point signé Jacques Dupont avec une certaine impatience et surtout une grande curiosité. Ne le voyant pas dans les kiosques j’avais fini par me dire que ce serait une année sans… Mais en tombant sur un article du blog de Francis Boulard parlant des notes obtenues par ses cuvées dans ce fameux dossier, j’ai bien compris que j’avais loupé un épisode. Direction le site du Point, et sa page dédiée à l’édition électronique de l’hebdomadaire. En deux clics de souris et un numéro de CB, j’avais acheté, 3 semaines après sa sortie, la fameuse édition (du 3 décembre). A ma décharge, il faut dire que le dossier était bien mentionné en une du journal mais de façon relativement discrète. Enfin bref, j’ai pu me plonger dans les articles de Jacques Dupont et dans sa sélection.

Préparez Noël… 2010

Jacques-DupontAprès un article d’ouverture résumant parfaitement la crise que traverse le Champagne en ce moment, Jacques Dupont se penche sur les Champagnes de garde. Un sujet trop rarement abordée et qui mérite que l’on y arrête quelques secondes. Lorsque j’avais interviewé (ici et ) le journaliste pour la sortie de son livre, il m’avait déjà confié un adage que j’ai depuis fait mien : «Il faut acheter cette année les Champagnes que vous boirez l’année prochaine». Cette année encore, Jacques Dupont explique que «les champagnes sont vendus à une date trop proche de leur dosage, c’est-à-dire de leur mise en bouteille définitive. La liqueur de dosage que l’on ajoute pour remplacer le volume de dépôt que l’on a retiré de la bouteille n’a pas encore eu le temps de s’intégrer au vin. Trois mois, six mois, c’est trop court. Une année ou deux, si vous tenez le coup, c’est beaucoup mieux…». Le journaliste passe ensuite en revue quelques flacons millésimés qui sont à leur apogée. On trouve notamment le Charles Heidsieck 1989, le Salon 1988, le Diebolt-Vallois 1976 ou le Pol Roger 1921 «un monument historique». Une page pour faire rêver car ces cuvées sont introuvables aujourd’hui, sauf à quelques rares exceptions comme chez Jacquesson, Charles Heidsieck, ou bien encore Veuve Clicquot qui a ouvert sa Cave Privée pour fêter le départ à la retraite de son Chef de cave Jacques Péters (j’en parle ici). Cette partie journalistique est conclue avec un glossaire, toujours utile pour donner du sens aux termes techniques du Champagne qui ne sont pas toujours limpides pour le béotien.

Deutz et les autres

Amour-de-DeutzOn arrive ensuite au cœur du dossier : la partie dégustation. Divisée en deux parties, elle aborde tout d’abord les grandes maisons avant de mettre un coup de projecteur sur les Champagnes de vignerons. Parmi les maisons distinguées, on trouve Billecart-Salmon avec sa cuvée Nicolas-François Billecart 2000 (17/20) et la cuvée Elisabeth Salmon rosé 2000 (16,5). Un beau tir groupé même si il faut noter l’absence des cuvées non millésimées de la maison. Bollinger est évidemment de la partie, avec trois cuvées : La Grande Année Rosé 2002 (18), le Special Cuvée (17,5) et La Grande Année 2000 (16,5). Une belle représentation qui met, si besoin en était, de nouveau en exergue les extraordinaires qualités de cette maison. L’écurie Deutz est, elle, quasiment au grand complet avec pas moins de 7 cuvées citées et des notes allant de 17 (Amour de Deutz 1999) à 15 (Blanc de Blancs 2004 et Brut Classic que je trouve pour ma part un peu trop vif). Suit Dom Pérignon avec seulement une cuvée, le Vintage 2000 (17). Sans tomber dans l’énumération, on peu encore citer La Grande Cuvée Krug (17), le Grand Vintage 2003 Moët & Chandon (15/15,5 sur 20), la Belle Epoque 2002 Perrier-Jouët (16), le Grand Siècle Laurent-Perrier (18), le René Lalou 1998 de Mumm (17,5/18), la maison Charles Heidsieck qui place 5 cuvées avec des notes allant de 17,5 (Blanc des Millénaires 1995) à 16 (Brut Réserve), la maison Louis Roederer avec ses millésimes (dont Cristal 2002 : 17,5), la maison Pol Roger et 5 cuvées (dont la cuvée Churchill 1998, ma préférée, notée 18) ou encore Taittinger avec le Comte de Champagne 1999 (17,5/18) et le Brut Réserve (16,5), celui-là même qui avait été noté 11,5/20 par 60 millions de consommateurs, ce qui ne fait que renforcer ce que je disais dans le post consacré aux classements des deux magasines de consommateurs.

Guide du Champagne, comment ça marche ?

le-pointAvant d’attaquer la partie consacrée aux Champagnes de vignerons, je voulais m’arrêter une seconde sur ce classement et sur sa méthodologie. Car sauf erreur de ma part, on ne sait pas comment Jacques Dupont a fait sa sélection. A la vue des notes j’imagine que seules les cuvées ayant une note supérieure ou égale à 15 (ou 14,5/15, des demies notes qui ne simplifient d’ailleurs pas la lecture de ce dossier très dense) ont eu le droit de citer dans ce dossier. Mais est-ce que cela veut dire que Jacques Dupont a dégusté toutes les cuvées des maisons, et donc que le Dom Pérignon Rosé 1998, les Vieilles Vignes Françaises Bollinger ou le Clos St Hilaire Billecart-Salmon ont obtenu une note inférieure à 15. Ou que ces cuvées de grand prestige ont été écartées à cause de leur prix stratosphérique. Même question pour le Brut Premier Roederer, le Brut Impérial Moët & Chandon, le R de Ruinart ou encore le Black Label Lanson, dont le prix ne peut expliquer leur absence. Ces cuvées qui représentent généralement 80 à 90% de la production de la maison (et donc des ventes) ont-elles été dégustée et ont-elles obtenu une note éliminatoire (inférieure 15 ?). Un éclaircissement serait le bienvenu.

De Sousa et Diebolt-Vallois

Du côté des Champagnes de vignerons, même constat au niveau des notes, et d’heureuses confirmations au niveau des producteurs présents sur Plus de Bulles. La maison De Sousa & Fils place ainsi deux cuvées dans le guide : la cuvée de Caudalies 2002 (17,5/18) et la Cuvée 3A (17). Ce n’est pas une grande surprise pour cette maison habituée aux récompenses, mais cela explique certainement en partie le succès de la Cuvée 3A qui est en rupture de stock. La maison Diebolt-Vallois, elle aussi une habituée des honneurs, reçoit un joli 17,5 pour la cuvée Fleur de Passion 2004 et un 16/16,5 pour la cuvée Prestige. Il faut noter que peu de vignerons obtiennent une note de 17 ou plus, on note notamment le très beau 19 de la cuvée Nicole Moncuit Vieilles Vignes 2002 de la maison Pierre Moncuit, l’Extrabrut 1996 de la maison René Geoffroy (18,5), ou le superbe tir groupé de la maison Raymond Boulard avec la cuvée Petraea (17,5/18), le Grand Cru Mailly Brut Nature (17/17,5) et Les Rachais Extra-brut (17).

Encore une fois un superbe dossier de Jacques Dupont, qui donne envie de se constituer une très belle cave… pour Noël prochain !

Le classement de la RVF, cru 2010

RVFComme chaque année à pareille époque, le mensuel La Revue du Vin de France publie un dossier spécial champagne avec des dizaines de cuvées dégustées et notées par un comité de 12 dégustateurs dont deux meilleurs sommeliers du monde : Philippe Faure-Brac (1992) et Olivier Poussier (2000). Une dégustation assez étonnante cette année puisque seuls étaient concernés les champagnes millésimés, ce qui n’est pas courant dans ce genre de classement de fin d’année.

Rosé 1989 Veuve Clicquot : 20/20

Le grand gagnant de ce classement est une surprise : le Rosé 1989 Veuve Clicquot en magnum qui obtient 20/20. Nous pas que je sois surprise par la qualité du travail réalisée par la maison Veuve Clicquot, mais je ne savais pas que pour fêter le départ à la retraite de Jacques Péters, le chef de cave de la maison rémoise, remplacé par Dominique Demarville (dont vous pouvez retrouver l’interview ici : Partie Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six), Clicquot avait décidé d’ouvrir une partie de son œnothèque aux amateurs avec des cuvées couvrant toute la période où Jacques Péters a officié : 1979 – 2009. Et parmi les merveilles sorties de leur torpeur, on trouve donc ce rosé 1989 en magnum. Dégorgé en décembre 20085, on ne compte que 2555 pièces, pas une de plus, de ce vin dont la Revue du Vin de France dit : «Nez d’arabica torréfié en douceur. Texture moelleuse en attaque puis très ferme, longue, structurée, riche, magnifique dans cette définition unique de grand vin de Champagne mature».

La Grande Année Rosé 2002 : 19,5/20

La second place du classement est également occupée par un champagne rosé : La Grande Année Rosé 2002 de Bollinger. La cuvée fait d’ailleurs la Une du mensuel avec le Jacquesson 2000 (17,5/20). Le millésime 2002 est selon le comité de dégustation «la plus grande des années 2000 sortie à ce jour (en attendant 2008 ?)». La RVF fait une description superbe de La Grande Année Rosé 2002 : «La bouche est également bouleversante : pour aller aussi loin dans l’expression du raisin sans en extraire la part végétale, il faut de grands raisins et une part de génie dans l’élaboration». Difficile d’être plus éloquent ! Il y a toutefois une constante qui m’interpelle à propos de la maison Bollinger : il y a (quasi)-systématiquement une cuvée de la célèbre maison sur le podium de tous les classements ou guide. Une unanimité logique à la vue de la qualité des cuvées de la maison, mais qui m’étonne un peu dans le sens où le style Bollinger, axé sur l’aspect vineux et boisé, est tout de même un style à part, qui peut ne pas plaire à tout le monde. Une présence permanente justifiée, j’insiste, par la qualité des cuvées Bollinger, mais je ne peux m’empêcher de penser que la puissance de l’étiquette Bollinger joue parfois inconsciemment sur les dégustateurs. Pas de façon à bouleverser les classements, mais peut-être de façon à mettre 0,5 ou 1 point de plus. Une remarque qui ne concerne pas particulièrement La Grande Année Rosé 2002 que je n’ai pas dégusté, mais la gamme Bollinger en général. Une réflexion que je pourrai d’ailleurs étendre à 2/3 autres maisons (Dom Pérignon, Roederer ou encore Krug).

Un Roederer, un Selosse et deux Clicquot : 19/20

Copyright : http://www.lucnix.be/gallery2/main.php?g2_itemId=72557

Sur la troisième marche du podium, on retrouve justement le Cristal Roederer. Il s’agit là aussi d’un millésime 2002, dont la RVF dit : «Un immense champagne, déjà mythique, qu’il faut absolument voir évoluer sur 20 ans». Difficile de faire plus dithyrambique, et de quoi avoir envie d’oublier une ou deux bouteilles au fond de la cave. On passe ensuite à l’année 1999, avec l’Extra-Brut Blanc de Blancs de Jacques Selosse. Son fils, Anselme Selosse, qui dirige le domaine, est un vigneron qui reste un mystère pour moi. Certains l’encense, voient en lui un génie de la vinification, et d’autre critiquent assez fortement son «ésotérisme» (il déplace les fûts en fonction des phases de la lune par exemple) et le bordel ambiant qui régnerait dans ses chais. Je n’ai jamais eu la chance de goûter une de ses cuvées, et je serai très curieuse de la faire. Curieuse et chanceuse, car le succès ne se démentant pas, il faut montrer patte blanche avant de pouvoir plonger son nez dans une flûte de Jacques Selosse. Voilà ce que dit la RVF de cet Extra-Brut Blanc de Blancs : «D’intenses arômes personnels d’épices (curry), de bois précieux, nuancés de beurre frais et de rancio, signature d’une fine oxydation parfaitement maitrisée. En bouche on croque un concentré de terroir et de fruit. Magistral». Pas la peine d’en ajouter je crois ! Ces deux cuvées «contemporaines» accompagnées de deux vieux millésimes Veuve Clicquot, un blanc de 1980 et un rosé de 1978 (une bien belle année).

Diebolt-Vallois & De Sousa : 17 de moyenne

FleurSans poursuivre trop longtemps dans la lecture commentée de cet excellent numéro de la Revue du Vin de France, je vais faire un zoom sur les vignerons qui nous accompagne dans l’aventure Plus de Bulles et qui ont été distingué par le magazine. Et l’on commence par Diebolt-Vallois dont la cuvée Fleur de Passion 2004 a été notée 17,5/20 : «Entre présence et délicatesse, sa texture chic symbolise la grâce parfaite de ce millésime». Toujours du côté de la maison de Cramant, le Blanc de Blancs 2004 reçoit un superbe 16/20 : «On retrouve les notes très citronnées, la tendreté et l’évanescence des bulles des grands chardonnays du nord de la Côte des Blancs. Un modèle de délicatesse abordable». Autre maison dont le travail est reconnu depuis longtemps : De Sousa & Fils. La Cuvée des Caudalies 2002 reçoit un très beau 17/20 : «Bouche intense, puissante, avec de la mâche, un vrai fond et des notes boisées qui doivent encore se fondre. Grand champagne de table», tout comme le millésime 2004 de cette même cuvée : «100% Chardonnay, cette année est vinifiée en fût. C’est un champagne de fond, aux notes d’agrumes rôtis et de craie, à la bouche droite, exigeante, de classe supérieure».

Un teasing pour la route

C’est la cuvée Extra-Brut Les Rachais, signé Raymond Boulard qui clôt ce post, un champagne qui a obtenu un superbe 18,5/20n et surtout qui est désigné avec 4 autres cuvées (Cristal Roederer 2002, La Grande Année Rosé 2002 Bollinger, Extra-Brut 1999 Jacques Selosse et Krug 1998) dans les cinq bouteilles exceptionnelles de la dégustation. «Un nez exotique, puis crémeux et doux comme un cake sortant du four. En bouche, c’est une projection de calcaire. Son fumet grillé évoque les grands chardonnays d’Arbois». Il vous reste 190 autres cuvées à découvrir dans le numéro de décembre de la RVF !

Photo de Anselme Selosse : Copyright

Juste une mise au point

v2_logoUne semaine après la dégustation de 4 champagnes à 10 euros dans les pages de son cahier Economie, L’Union a fait une mise au point qui m’a fait sourire. Une mise au point que le journal a cru nécessaire suite à un afflux de lettres et de réactions. « Comme nous l’avions écrit, le champagne à moins de dix euros vendus dans les hypermarchés ou les hard-discounts n’est pas exécrables. Mais il reste évidemment moins bon qu’un champagne réalisé avec amour par un récoltant-manipulant ou par un négociant de qualité. » Une phrase qui a dû être relu et réécrite à tous les étages de la réaction pour ressembler à ça.

Si on la lit entre les lignes, on comprend que les critères de qualité d’un champagne sont essentiellement dus à son prix, à son lieu de vente (un champagne vendu chez un caviste sera bien meilleur qu’un champagne de hard-discounts). Et qu’un vigneron ou un négociant qui braderait son champagne à vil prix dans des lieux de perversion comme un supermarché, a nécessairement élaboré sa cuvée avec haine et dédain… Un discours en contradiction avec ce qui était écrit dans le dossier publié une semaine plus tôt où le journal expliquait que c’était surtout une question de trésorerie qui poussait certains producteurs à brader leur cuvée d’entrée de gamme, souvent sous une marque périphérique, aux grandes surfaces. Pas facile d’être un quotidien régional…

Appellation : et si le préfet s’en mêlait ?

guerreDrôle d’ambiance en Champagne ces derniers mois. Alors qu’habituellement les discussions entre vignerons et négociants (les maisons de Champagne pour simplifier) pour fixer l’appellation, c’est-à-dire le nombre de kilos de raisins par hectare que l’on pourra vendanger pour élaborer un vin pouvant se prévaloir de l’appellation Champagne, se passent de façon discrète et feutrée, cette année, c’est dans la presse que cela se passe. Les colonnes du quotidien régional L’Union ont déjà accueilli de nombreux articles sur les envies et les avis des uns et des autres, et aujourd’hui, c’est dans la presse nationale que cela se passe. Le Parisien/Aujourd’hui en France publie un papier titré : « Guerre dans le Champagne entre vignerons et négociants« . On ne peut être plus clair !

L’article, plutôt bien fait, explique les raisons de la brouille entre les deux acteurs majeurs des vignes de Champagne. « L’Union des maisons de champagne et le Syndicat général des vignerons (SGV) s’opposent sur les volumes de raisin qui seront mis en vente sur le marché à la vendange 2009. Alors qu’en 2008 ce rendement était de 13 000 kg par hectare, cette année les négociants qui croulent sous les stocks et veulent maintenir les prix à la vente, aimeraient limiter les vignerons à un rendement de 7 500 kg par hectare. « Inacceptable », clament les viticulteurs qui ne veulent pas être les seuls à subir la crise. Ils réclament un rendement minimum de 10 400 kg à l’hectare. « Cela correspondrait déjà à une baisse du chiffre d’affaires de 35 % à la charge du vignoble », selon le président du SGV, Patrick Le Brun. Il veut que « la charge soit partagée équitablement », avec le négoce accusé de ne pas avoir anticipé la chute des ventes (- 4,8 % en volume en 2008 et – 11 % depuis le début de l’année 2009) notamment à l’exportation. »

Patrick-Le-BrunTous les vignerons que j’ai pu rencontrer ces derniers mois sont très clairs sur le sujet : contrairement aux grandes maisons, ils ne subissent quasiment pas de baisse de leur vente, et réduire fortement l’appellation signifie qu’en 2012 quand ils commercialiseront le Champagne né de la vendange 2009, et que la crise sera probablement loi derrière nous, ils n’auront probablement pas assez de vin par rapport à la demande. Et moins de bouteilles produites (vendues ou stockées), c’est tout simplement moins de revenus. Et pour les vignerons qui vendent leurs raisins au négoce, l’équation est encore plus simple : si l’appellation baisse de 40%, et que le prix du kilo fléchit lui aussi un peu, c’est quasiment une division par deux de leurs revenus qui se prépare. Et certains redoutent déjà le moment où il faudra payer les impôts de 2008 (basés sur d’importants revenus) avec les revenus de 2009 qui seront certainement plus faibles.

Du côté du négoce, la situation n’est pas simple non plus. La crise a frappé les grandes maisons de plein fouet, et d’autant plus violemment si elles exportaient beaucoup, et donc les sorties de cave sont réduite, et parallèlement la vendange 2008 a rempli ces caves. Leur objectif est donc logiquement de réduire les stocks. Pour ce faire, ils n’ont pas 36 solutions :

-          baisser les prix de ventes ce qui est option toujours risquée car faire remonter les prix une fois la crise passée n’est jamais évident

-          limiter les achats de raisin pour réduire à la fois le coût financier de cet achat et la production afin de réduire les stocks. Une telle réduction aurait aussi un effet sur le prix et permettrait un certain maintien des prix sur le marché.

Mais prisonniers des contrats signés avec les vignerons pour l’achat de leur raisins (contrats il n’y a pas si longtemps les maisons étaient prêtes à beaucoup d’efforts pour les obtenir), qui les engagent généralement à acheter le raisin à hauteur de l’appellation, le négoce ne peut compter que sur une baisse de l’appellation pour réduire ses frais. Un membre du négoce m’a même confié récemment que ses stocks étaient tellement importants qu’il pourrait quasiment se passer d’acheter du raisin cette année… si il n’y était pas obligé par les contrats. Le président d’une grande maison de champagne, m’a lui confié qu’en 40 ans en Champagne il n’avait jamais vu les stocks aussi hauts !

Vignes-de-champagneAvec des intérêts aussi diamétralement opposés, difficile de trouver une solution qui convienne aux deux parties. Et les tensions sont vives, au point que certains y voient une manigance du camp adverse, comme le raconte l’article du Parisien : « Tout ça est orchestré pour faire chuter les cours du raisin » « Moi je loue mes vignes, j’ai beaucoup de charges. Alors avec un rendement de 7 500 kg, je travaillerai pour rien », estime ce viticulteur. Comme beaucoup d’autres, il vend toute sa récolte au négoce. « A mon avis, ajoute-t-il, tout ça est orchestré pour faire chuter les cours du raisin et mettre les producteurs à genoux après avoir poussé au surrendement l’année dernière. »

Reste donc une question clef : quelle sera l’appellation 2009 ? Une nouvelle réunion entre viticulteurs et négociants est prévue le 2 septembre à moins de quinze jours du début des vendanges. Si aucun accord n’est trouvé à cette date, il appartiendra alors au Préfet de la région de trancher (ce que j’ai d’ailleurs découvert à cette occasion !). Une chose qui n’a pas dû arriver souvent en Champagne et dont personne ne veut entendre parler. Au moins un point sur lequel vignerons et grandes maisons sont d’accord.

Du rififi autour de Vinexpo

taittingerPetite passe d’armes cette semaine dans les colonnes du quotidien régional L’Union entre Xavier de Eizaguirre, le nouveau président de Vinexpo, le plus important salon du vin pour les professionnels, et Pierre-Emmanuel Taittinger. Alors que L’Union lui demande si la crise économique avait des conséquences en termes de nombre de participants venus de la Champagne, Xavier de Eizaguirre répond que non, mais que tout de même « la crise a cependant eu des conséquences sur la présence de certaines maisons. Ainsi, au Club du Lac, pour des raisons économiques, Taittinger ne sera pas présent cette année. Mais Lanson International, quant à lui, rejoint le club en 2009″. Puis le président de Vinexpo cite une dizaine d’autres maisons elles aussi présente : Deutz, Louis Roederer, Lanson qui sont Club du Lac (l’emplacement chic et cher de Vinexpo, au moins 200 000 euros le bungalow), Jacquart, Boizel, Pol Roger, Bollinger…. Ni une, ni deux, dès le lendemain, Pierre-Emmanuel Taittinger, qui dirige la maison éponyme, répond dans une interview accordée au quotidien régional. « Je leur avais bien précisé que notre absence à Vinexpo est due au fait qu’un grand nombre de nos importateurs ne viennent pas cette année. C’est uniquement, dans cette circonstance, que nous avons décidé d’agir autrement et de recevoir quelques amis comme d’autres maisons de champagne dans nos murs ». Choix qu’effectivement ont fait des groupes, et non des moindres, comme Laurent-Perrier, Moët-Hennessy, Pernod Ricard ou Vranken-Pommery. Puis histoire d’enfoncer le clou, Pierre-Emmanuel Taittinger rappelle, à bon entendeur, que « notre marque a beaucoup donné en argent et en publicité à Vinexpo. Mon oncle Claude en a même été le président. Quant à mes performances économiques et commerciales, elles sont reconnues parmi les cinq plus remarquables de la Champagne ».

Si les déclarations de Xavier de Eizaguirre avaient clairement pour but de titiller les maisons de champagne qui ne sont pas présentes cette année sur Vinexpo, en la jouant le mode jalousie dédaigneuse :  « Ceux qui ne sont pas là cette année, c’est qu’ils n’en ont pas les moyens… Alors que d’autres maisons viennent dans l’élite du Club du Lac », la réaction de la maison Taittinger semble tout de même bien vive.

Le Point/L’Express, une opposition de style

Jeudi dernier sortait en kiosque Le Point et L’Express, tous deux annonçant à la Une leur dossier spécial Champagne. J’ai bien entendu acheté les deux numéros, et je me suis amusée à comparer les deux dossiers. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une vraie opposition de style. A ma droite, on trouve le dossier du Point, réalisé par Jacques Dupont dont la réputation n’est plus à faire (et dont vous pouvez retrouver l’interview ici et la suite ici) et qui s’inscrit clairement du côté des experts. Le dossier s’ouvre avec un long article titré « Champagne, jusque là tout va bien », qui donne le ton, puis arrive un article sur la folie Champagne au Japon et enfin le guide. Jacques Dupont a dégusté pas moins de 800 Champagnes et en a retenu 270. Chaque cuvée retenue est notée sur 20, avec un petit commentaire agrémentant la note.

C’est riche, complet, exigeant, mais clairement austère. Le guide se déroule sur plusieurs pages, avec tout d’abord les Champagnes de vignerons, à qui Jacques Dupont fait la part belle, puis les Champagnes de Grandes Maisons.

Peu de photos, seuls quelques portraits ici et là pour égailler un peu un dossier qui en a besoin. Et sauf à être un passionné de bulles, à la recherche de la perle rare, de la bonne affaire ou du meilleur rapport qualité/prix, on peine un peu à venir à bout de ces 270 cuvées notées et analysées.

Parmi les bonnes surprises (vendues sur le site), on remarque la maison Collard-Chardelle, distinguée avec sa cuvée Prestige (16/20), et sa cuvée Saveurs d’Antan 2002 (15,5/20), deux Champagnes vieillis en foudre de chêne. On trouve aussi la maison René Geoffroy, avec sa cuvée Empreinte qui obtient un superbe 17/20 : « Clair, nez vineux, une note épicée, groseille, bouche élégante, note fruitée, cerise bien mûre, bouche vive, tendue, longue, très belle finale fruitée, en finesse« . Enfin, la maison Henri Giraud est elle aussi distinguée, avec la cuvée Code Noir (16/20) et l’Hommage à François Hémart (15/20). Du côté des Champagne de marque, peu de surprises et beaucoup de confirmations.

Du côté de L’Express, on a pris un parti totalement différent avec un dossier qui s’ouvre avec une photo et un titre évocateur : « Des Bulles et des Belles ». Point de Champagne de Vigneron ici, mais du trendy, de la mode, de la tendance, du chic et du glamour ! D’ailleurs le dossier Champagne n’est pas dans L’Express même, mais dans L’Express Style, le supplément « Tendances et Art de Vivre » de l’hebdomadaire. Le dossier s’ouvre sur un article qui relate les relations entre le monde de la mode et celui du Champagne, photos de Karl Lagerfeld, Claudia Schiffer ou Jean-Paul Gaultier à l’appui. Puis arrive la sélection de L’Express, avec une quinzaine de coffrets cadeaux de Grandes Maisons (comme le coffret Clicquot Traveller), puis une sélection de cuvées de Grandes Maisons et de Vignerons, déclinée par univers :

- A boire avec une vamp hollywoodienne (Blanc de Blancs Alfred Gratien, Brut Réserve Charles Heidsieck, R. Lalou 1998 Mumm…)

- A boire avec une intello (La Grande Dame 1998 Veuve Clicquot, Rich Pol Roger, Femme de Champagne 1996 Duval-Leroy…)

- A boire avec une séductrice (Grand Rosé Gosset, Cuvée des Enchanteleurs Henriot, Rosé Millésimé 2002 Roederer, Amour de Deutz, Grande Cuvée Krug…)

- A boire avec une fan de mode (Brut Nature Ayala, Blanc de Blancs Delamotte, L’Intemporelle 2003 Mailly Grand Cru, Vintage Rosé 2000 Moët & Chandon, Ultra Brut Laurent-Perrier, Blanc de Blancs Ruinart, Les Folies de la Marquetterie Taittinger, Vintage 2000 Dom Pérignon…)

- A boire avec une fille très nature (Clos du Moulins Cattier, Premier Cru Blanc de Blancs Extra-Brut Larmandier-Bernier…)

Chaque cuvée est accompagnée d’une photo de la bouteille et d’un court commentaire. Certainement moins pointu que le dossier du Point, mais plus agréable à feuilleter et à parcourir.

Au final, ce sont vraiment deux approches très différentes, mais finalement complémentaires. Et vous, vous préférez laquelle ?